Le moral des professionnels de l’immobilier est au plus haut.

Trois professionnels de l’immobilier sur quatre se disent optimistes, selon le dernier baromètre du Crédit foncier et de l’institut CSA, que révèle France Info ce lundi. Le moral des pros de l’immobilier n’a jamais été aussi élevé en France depuis que cette étude existe.

« Depuis la création de ce baromètre par le Crédit Foncier il y a deux ans, jamais le moral des professionnels de l’immobilier n’a été aussi élevé », explique Nicolas Pécourt, le directeur de la communication du Crédit Foncier. 

Parmi les raisons qui expliquent ce moral au beau fixe, le marché de l’immobilier qui poursuit sur sa lancée après le redémarrage observé en 2015 ou encore « les conditions de crédits qui n’ont jamais été aussi intéressantes pour les Français ». 

Autre motif de satisfaction pour les professionnels de l’immobilier: la reconduction, pour 2017, du dispositif Pinel, qui permet d’investir dans la pierre, de louer et de réduire ses impôts.

Enfin, les professionnels du secteur estiment pour 69% d’entre eux que les prix du neuf vont rester stables, ce qui est un motif de confiance supplémentaire. Il sont 57% à parier sur la même stabilité des prix dans l’ancien.

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Rédaction de France Info - 09/05/2016 - Franceinfo.fr

Courtiers IOB: les raisons du succès

Courtiers IOB: les trois raisons du succès

En collaboration avec ses partenaires courtiers IOB, un sondage réalisé par interbanque Institut auprès d’un panel de 2300 propriétaires, emprunteurs d’un prêt immobilier négocié par ces courtiers, démontre l’intérêt porté sur le service proposé et les raisons qui ont motivé ces clients à choisir la proposition de l’intermédiaire.


Parmi ces trois raisons, laquelle a été déterminante pour choisir la proposition de votre courtier ?

Le taux, pour 35% des clients sondés

Un pourcentage surprenant tant le taux semble la référence des clients en matière de choix. Mais un taux compétitif justifie sa valeur que s’il est utilisé jusqu’au bout. La réalité pour les primo-accédants, démontre que la durée de vie moyenne de leur prêt est rarement supérieure à sept ans. Changement du lieu de travail, union ou séparation, modification de la cellule familiale, sont les principales causes d’une revente anticipée par ces nouveaux propriétaires, majoritairement représentatifs de la clientèle des courtiers.

Un taux inférieur de 0,10 point représente un gain total sur sept ans de 750€ pour un montant moyen constaté de 160 000€ sur 22 ans. Les courtiers savent mettre l’accent sur ce résultat lorsque ces clients n’envisagent pas de rester toute une vie dans leur studio ou deux pièces. Ils démontrent qu’à choisir, d’autres facteurs sont bien plus déterminants que la performance du taux lorsqu’il s’agit de réaliser des économies immédiates ou à court terme.

Le professionnalisme, pour 33% des clients sondés

Le professionnalisme s’apprécie de différentes façons selon la clientèle, et les commentaires varient en fonction de leurs attentes.
Les facteurs majeurs qui jouent dans l’appréciation de cette notion ont été classés dans cet ordre :

La technicité du courtier lorsqu’il s’agit de décrypter les exigences de son client, de construire un financement conforme à ses attentes et d’expliquer clairement le mécanisme du produit proposé par une démonstration qui l’illustre.

L’écoute, qui selon eux est déterminante. Ils attendent une solution financière qui tienne compte du confort de leur quotidien, qui anticipe leurs projets et réponde aux incertitudes d’un engagement à priori à long terme. Plus que la performance globale du financement, ils veulent avoir un interlocuteur capable de comprendre comment ils souhaitent vivre leur crédit.

Le suivi commercial est essentiel pour assurer une information centralisée, et ce résultat en démontre l’intérêt. Les clients apprécient le confort d’un pilotage sans aller chercher l’information, lorsque le professionnel s’engage à la provoquer.

Le gain de temps, pour 32% des clients sondés

« Faites le tour des banques en un seul rendez-vous » confirme que l’argument n’est pas usurpé. Par manque de disponibilité ou de difficulté à être reçu rapidement, les clients consultent en moyenne moins de trois organismes prêteurs.

La plupart des emprunteurs se contentent de faire l’aller-retour d’une enseigne concurrente à leur banque pour revenir négocier un meilleur taux. Les courtiers sont unanimes sur ce constat : une banque n’est compétitive que durant trois mois au cours d’une année, ce qui réduit d’autant les chances d’un emprunteur de consulter au bon moment le meilleur concurrent. Si les importantes consultations des sites en ligne confirment ce besoin d’information rapide, les courtiers spécialistes du web ont également compris qu’une rencontre physique reste essentielle à la satisfaction leur clientèle.

Pour plus d’information : Finance SAS

30/11/15 - interbanque-institut.fr

Fiche standardisée que les organismes prêteurs devront remettre aux emprunteurs, afin de leur faciliter …

Fiche standardisée que les organismes prêteurs devront remettre aux emprunteurs, afin de leur faciliter la mise en place d’une équivalence de garanties et de couvertures d’assurances.

Cliquez ICIAvis du Comité consultatif du secteur financier sur l’équivalence du niveau de garantie en assurance emprunteur.

Pour plus d’information : Finance SAS

www.banque-france.fr - Avis du 13 Janvier 2015

Courtiers IOB : les trois raisons du succès

En collaboration avec ses partenaires courtiers IOB, un sondage réalisé par interbanque Institut auprès d’un panel de 2300 propriétaires, emprunteurs d’un prêt immobilier négocié par ces courtiers, démontre l’intérêt porté sur le service proposé et les raisons qui ont motivé ces clients à choisir la proposition de l’intermédiaire.

Parmi ces trois raisons, laquelle a été déterminante pour choisir la proposition de votre courtier ?

Le taux, pour 35% des clients sondés

Un pourcentage surprenant tant le taux semble la référence des clients en matière de choix. Mais un taux compétitif justifie sa valeur que s’il est utilisé jusqu’au bout. La réalité pour les primo-accédants, démontre que la durée de vie moyenne de leur prêt est rarement supérieure à sept ans. Changement du lieu de travail, union ou séparation, modification de la cellule familiale, sont les principales causes d’une revente anticipée par ces nouveaux propriétaires, majoritairement représentatifs de la clientèle des courtiers.

Un taux inférieur de 0,10 point représente un gain total sur sept ans de 750€ pour un montant moyen constaté de 160 000€ sur 22 ans. Les courtiers savent mettre l’accent sur ce résultat lorsque ces clients n’envisagent pas de rester toute une vie dans leur studio ou deux pièces. Ils démontrent qu’à choisir, d’autres facteurs sont bien plus déterminants que la performance du taux lorsqu’il s’agit de réaliser des économies immédiates ou à court terme.

Le professionnalisme, pour 33% des clients sondés

Le professionnalisme s’apprécie de différentes façons selon la clientèle, et les commentaires varient en fonction de leurs attentes.
Les facteurs majeurs qui jouent dans l’appréciation de cette notion ont été classés dans cet ordre :

 La technicité du courtier lorsqu’il s’agit de décrypter les exigences de son client, de construire un financement conforme à ses attentes et d’expliquer clairement le mécanisme du produit proposé par une démonstration qui l’illustre.

L’écoute, qui selon eux est déterminante. Ils attendent une solution financière qui tienne compte du confort de leur quotidien, qui anticipe leurs projets et réponde aux incertitudes d’un engagement à priori à long terme. Plus que la performance globale du financement, ils veulent avoir un interlocuteur capable de comprendre comment ils souhaitent vivre leur crédit.

Le suivi commercial est essentiel pour assurer une information centralisée, et ce résultat en démontre l’intérêt. Les clients apprécient le confort d’un pilotage sans aller chercher l’information, lorsque le professionnel s’engage à la provoquer.

Le gain de temps, pour 32% des clients sondés

« Faites le tour des banques en un seul rendez-vous » confirme que l’argument n’est pas usurpé. Par manque de disponibilité ou de difficulté à être reçu rapidement, les clients consultent en moyenne moins de trois organismes prêteurs.

La plupart des emprunteurs se contentent de faire l’aller-retour d’une enseigne concurrente à leur banque pour revenir négocier un meilleur taux. Les courtiers sont unanimes sur ce constat : une banque n’est compétitive que durant trois mois au cours d’une année, ce qui réduit d’autant les chances d’un emprunteur de consulter au bon moment le meilleur concurrent. Si les importantes consultations des sites en ligne confirment ce besoin d’information rapide, les courtiers spécialistes du web ont également compris qu’une rencontre physique reste essentielle à la satisfaction leur clientèle.

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Publié le 10 avril 2015 - http://www.interbanque-institut.fr/

La déontologie des professionnels de l’immobilier contrôlée à partir de l’été.

Les professionnels de l’immobilier auront bientôt leur Commission de contrôle, chargée de sanctionner les abus ou les manquements aux nouvelles obligations créées par la loi Alur, telles que le plafonnement des honoraires de location, très imparfaitement respecté.

Selon une enquête de l’association de consommateurs CLCV publiée mercredi, quatre agences immobilières sur dix sont dans l’illégalité, en facturant aux locataires des honoraires supérieurs à ce que prévoit la loi depuis l’automne.

Depuis le 15 septembre, les honoraires perçus par un agent immobilier lors de la location d’un logement, auprès du locataire, sont plafonnés à 12, 10 ou 8 euros le m2 hors état des lieux (3 euros de plus pour chaque prestation, si l’état des lieux est compris), selon la zone géographique où est situé le bien.

Or 42% des 938 agences immobilières visitées par la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) dans 40 départements en février/mars ne respectaient pas ces plafonds.

«Si nous avons pu noter quelques maladresses chez certains professionnels, d’autres continuent, volontairement ou par ignorance, à violer les dispositions de la loi Alur (pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové)», note la CLCV.

Un retard «absolument inexcusable», juge l’association de consommateurs, qui «ne saurait être mis sur le dos d’un quelconque délai nécessaire d’adaptation», plus de six mois après l’entrée en vigueur de ces dispositions. 

Au vu de ces anomalies, la CLCV demande que la Commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières, prévue par la loi Alur, soit mise en place «sans délai», afin de sanctionner ces abus.

Le dépôt de garantie, première source de conflits

Cette commission veillera «au respect des règles et des principes déontologiques des titulaires de la carte professionnelle», et sanctionnera tout manquement à la réglementation ou à la déontologie.

Elle vérifiera notamment que les professionnels (agents immobiliers, syndics…) s’acquittent de leurs obligations en matière de formation et de transparence envers les consommateurs, en respectant un délai maximum dans le traitement des réclamations ou la restitution du dépôt de garantie à la fin d’une location, par exemple.

La non-restitution du dépôt de garantie lors d’une fin de location en direct ou gérée par un professionnel, est la première source de conflit entre bailleurs et locataires, selon le baromètre annuel de la Confédération générale du logement (CGL).

Les sanctions disciplinaires décidées par la Commission contre des professionnels iront «du blâme à l’interdiction définitive d’exercer», a précisé le ministère.

Mais il faut au préalable qu’un code de déontologie des professions immobilières soit élaboré : il sera fixé par décret au deuxième trimestre.

Ce code de déontologie fait actuellement l’objet d’une concertation entre professionnels et associations de consommateurs, réunis au sein du CNTGI (Conseil national de la transaction et de la gestion immobilière), mis en place à l’été 2014.

Le CNTGI, présidé par Bernard Vorms, travaille sur un texte qu’il proposera au gouvernement : ce dernier rédigera ensuite un projet de décret qui reviendra pour avis consultatif au CNTGI.

Au terme de ce processus, la commission de contrôle entrera en vigueur vers l’été. Les consommateurs pourront lui adresser toutes leurs réclamations.

«Je me réjouis que ces règles s’appliquent à toute la profession», commente auprès de l’AFP Jean-François Buet, président de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) qui compte quelque 12.000 adhérents.

Pionnière en la matière, celle-ci s’est dotée il y a dix ans d’un comité d’éthique et de déontologie qui sanctionne les professionnels membres en cas de manquements. Il tranche quelque 5.000 réclamations par an.

AFP - 25 MARS 2015 - Libération.fr

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Immobilier : plus de postes créés que de diplômés… Foncez !

Malgré la crise, le secteur de l’immobilier recrute. Profils très demandés : les négociateurs, qui doivent posséder des compétences juridiques et techniques, mais aussi les métiers de la gestion et de la promotion immobilière, en manque de candidats. À bon entendeur !

Agent, conseiller, négociateur, promoteur, diagnostiqueur, conseiller en gestion de patrimoine… la liste des métiers dans l’immobilier est longue, que vous souhaitiez construire, vendre, gérer ou expertiser. Le secteur de la pierre concerne toutes les activités immobilières et de la construction hors travaux publics.

« Il existe plus d’une cinquantaine de métiers, classés en trois grands domaines d’activité. Les métiers de la transaction immobilière qui comprennent les négociateurs, les agents immobiliers, les mandataires, les experts immobiliers, les diagnostiqueurs… Les métiers de la production et de la promotion immobilière avec les constructeurs, lotisseurs, promoteurs, chargés de développement immobilier, responsables de programmes immobiliers, prospecteurs fonciers… Enfin, les métiers de gestion des biens immobiliers comme les gestionnaires de parcs locatifs, les syndics de copropriété, les administrateurs de biens ou les gérants de patrimoine », détaille Frédéric Rei, directeur immobilier et construction chez Page Personnel.

 Un diplôme, plusieurs métiers

Éric, lui, a choisi le conseil en droit immobilier. Diplômé en août 2014 d’un master 2 en droit de l’urbanisme et de l’immobilier, préparé en alternance à l’École supérieure de l’immobilier, il a décroché un CDI de chef de projets immobiliers chez Gexpertise, une société de conseil immobilier. « Les propositions étaient nombreuses, notamment parce que je suis passé par l’alternance », affirme-t-il fièrement.

« Un même diplôme ouvre le champ de tous les possibles », déclare Thierry Cheminant, le directeur de formation au sein de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) et directeur pédagogique de l’école d’Éric. Pour preuve, Julie a décroché, elle aussi, le même master 2 en septembre 2012. Aujourd’hui, elle occupe un poste de juriste immobilier chez Immochan et s’est ainsi spécialisée en droit commercial.

Plus de postes créés que de diplômés

Bonne nouvelle : le marché reste suffisant dynamique pour accueillir la prochaine vague de jeunes diplômés. Selon le site Géojobs.fr, sur les huit dernières semaines (décembre 2014-janvier 2015), 23.445 offres d’emploi dans l’immobilier via 2.223 entreprises ont été publiées sur 262 sites, dont Géojobs (voir la carte ci-dessous). « Cela correspond à 11.698 offres uniques réelles, hors doublons, ou encore 20.773 offres en direct, c’est-à-dire hors agences d’intérim et cabinets de recrutement », calcule Diego de Brisoult, le fondateur du site. Et 56 % d’entre elles sont des CDI.
Plus généralement, le secteur crée 4.000 à 4.500 postes par an, alors que 3.000 à 3.500 jeunes sortent des écoles chaque année. « Mais plus des deux tiers des offres concernent des postes de négociateurs sur le terrain », nuance Thomas Dangin directeur associé de Re/Max France, un réseau d’agences.

Il y a quelques années, les recruteurs formaient les nouvelles recrues sur le tas. Aujourd’hui, l’heure est à la professionnalisation. Il ne suffit pas d’être un commercial né pour faire carrière. Il faut avoir acquis de bonnes connaissances juridiques et fiscales, mais également des compétences techniques dans le bâtiment (lire l’encadré sur les formations). Pour Cyril Breuil, le directeur pédagogique de l’École chez soi, qui forme à distance aux métiers de l’immobilier, « la formation offre l’opportunité d’une très grande mobilité géographique, mais également d’un métier à l’autre. Avec un bagage solide, les passerelles sont nombreuses. »

 Des perspectives intéressantes

Au-delà, de vos compétences, vous devrez choisir votre métier selon vos affinités avec les divers contenus de postes et les modes de vie qu’ils impliquent. Êtes-vous plutôt nomade ou sédentaire ? Aimez-vous les maths ? Il faudra également choisir entre l’immobilier des particuliers ou des entreprises, entre le logement social ou privé. Préférez-vous que votre employeur soit une banque, une agence immobilière, une caisse de retraite ou une grande entreprise ?

Dans tous les cas, « le secteur offre de belles perspectives de carrière aux jeunes diplômés », certifie Thomas Dangin. Surtout si la formation s’est faite en alternance. Il faut tabler sur un salaire moyen net de 2.000 € pour un emploi de négociateur, la première année, sachant que le jeune professionnel n’a pas commencé à constituer son réseau. « En moins de cinq ans d’expérience, pour un niveau de formation bac+5, le salaire annuel brut se situe en moyenne entre 35.000 et 45.000 €. Car avec la partie variable, les rémunérations peuvent vite s’envoler », précise Thierry Cheminant.
Pour ceux qui se tournent vers la gestion, les salaires de débutants sont également attrayants. Éric, pour sa part, gagne plus de 2.500 € net par mois, tout comme Julie qui perçoit également une prime annuelle qui est l’équivalent de trois mois de salaire.

Danièle Licata   —  Publié le 23.01.2015 - L'étudiant.fr

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Pour les professionnels de l’immobilier, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

L’optimisme affiché par les professionnels de l’immobilier n’est pas du tout partagé par les particuliers qui cherchent à vendre leur bien ou en acheter un. Mais qui dit vrai ?

Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes… Ou presque. A l’occasion de leurs conférences de presse de rentrée, les réseaux d’agences Century21 et Laforêt, se sont en effet montrés plutôt satisfaits de leur bilan 2014. Ils n’ont en tout cas pas constaté le blocage du marché tant annoncé. Chez Century 21, les transactions ont reculé d’à peine 2,7%. Et elles se sont même maintenues chez son concurrent. Et si les deux réseaux constatent un petit allongement des délais de vente, les professionnels l’incombent en grande partie à la loi ALUR et à ses nombreuses obligations en matière de documents à fournir à l’occasion de la signature du compromis de vente.  

Le grand écart des prix

Côté prix, la baisse est également limitée au sein de ces deux réseaux d’agences puisqu’elle est globalement inférieure à 3%. Mais évidemment, les professionnels précisent rapidement que cette faible baisse cache des disparités importantes : des petites surfaces dans les métropoles qui se vendent toujours à prix d’or. Et des grandes maisons ou des biens éloignés du centre qui ne trouvent pas preneur, malgré des baisses de prix très importantes. Antoine Mesnard, agent immobilier Laforêt à Colombes, illustre ainsi ce propos : « alors qu’un 5 pièces situé dans un quartier populaire de la ville ne se vendra pas plus de 2000 euros du mètre carré, et encore, s’il se vend, certaines maisons situées dans des quartiers très recherchés peuvent atteindre 6000 euros du mètre carré. »  

Ainsi, on comprend pourquoi les professionnels, du moins ceux ayant la chance d’avoir des portefeuilles de biens variés, ne souffrent pas trop. Les biens très recherchés compensant les autres, plus difficiles à vendre. 

Une réalité à l’opposé pour les particuliers

Mais pour les particuliers, la réalité du marché est toute autre. Ainsi, Catherine, l’une de nos lectrices, nous confiait récemment avoir eu seulement quatre visites plus de six mois après la mise en vente de sa maison et une baisse de prix de 20%.  

De même, Quentin n’a eu aucune proposition durant des mois pour son appartement situé à Massy. A l’inverse, les acheteurs, malgré la baisse des taux et des prix sans cesse mise en avant, trouvent toujours aussi difficilement chaussure à leur pied. Ainsi David, nous confiait récemment rester locataire, car « en tant que père de 3 enfants, séparé, il ne trouvait pas de banque prête à le financer.  

Clotilde, 28 ans, célibataire et gagnant bien sa vie a elle aussi renoncé à acheter : « mon apport initial est insuffisant pour contracter un emprunt sur 15 ans et non 30 ans, regrette-t-elle. Or c’est angoissant d’emprunter sur une durée aussi longue alors qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. » 

Et justement, l’avenir, quel sera-t-il sur le front de l’immobilier ? Là encore les deux réseaux se montrent très optimistes, tablant sur une poursuite de l’effritement des prix, mais des ventes stables. A moins d’une remontée des taux. Dans ce cas, le marché pourrait véritablement dévisser. Reste que, encore une fois, du côté de nos lecteurs, la confiance n’est pas revenue. Suite à un appel à témoins sur les placements privilégiés en 2015, l’immobilier est rarement cité. Si ce n’est pour dire qu’il est risqué, trop taxé… Bref, à éviter !

Virginie Franc Jacob - Le 07/01/2015 - Votreargent.lexpress.fr
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Les courtiers bâtissent leur avenir

Son arrivée n’est pas passée inaperçue dans le petit monde des courtiers en prêts immobiliers. Fondée en juin dernier, la Centrale de Financement est observée de près par ses confrères. Détenue à 60 % par Artémis, la holding de François Pinault (actionnaire de L’Agefi), cette nouvelle société de courtage en prêts immobiliers fait ainsi ses premiers pas sur ce marché. Et elle y affiche de grandes ambitions. « Nous avons ouvert 21 agences à ce jour, et comptons en ouvrir 60 au total, dans toute la France, en 2014 », explique Sylvain Lefèvre, président de la Centrale de Financement, et actionnaire à hauteur de 35 % de son capital. Ex-directeur général de Cafpi, le numéro un du marché (lire l’encadré), il dirige cette société aux côtés d’un autre professionnel reconnu, Philippe Girou, un ancien directeur de Meilleurtaux. Et ils veulent grandir vite, très vite. « Notre objectif d’ici à 2015 est d’ouvrir plus d’une centaine d’agences, en nous appuyant à la fois sur des agences détenues en propre et sur des agences partenaires », indique Sylvain Lefèvre.

Course à la taille
L’arrivée de la Centrale de Finan-cement intervient à un moment où le marché du courtage est en pleine ébullition. Lancés dans une course à la taille, les principaux acteurs multiplient les ouvertures d’agences. C’est notamment le cas du numéro deux du secteur, Meilleurtaux.com, vendu par BPCE au fonds Equistone Partners pour environ 20 millions d’euros en avril 2013. « Meilleurtaux comptera 200 agences au printemps 2014, déclare Hervé Hatt, son président. Notre objectif est de parvenir à 300 ou 400 agences d’ici à cinq ans, et de devenir le numéro un du secteur. » La société, qui possédait autrefois des agences en propre, ne table plus que sur le développement en franchise, moins coûteux en capital.

In&Fi Crédits a atteint les 100 agences avec l’arrivée de cinq nouveaux courtiers en Ile-en-France et Rhône-Alpes. Immoprêt, créé en 2006 par Ulrich Maurel, s’est également lancé dans cette course. Le courtier, détenu par cet ancien cadre bancaire et trois associés, compte déjà 60 agences, en franchise et en propre, et en vise une centaine d’ici à 2017. Pourquoi cette frénésie ? « Nous assistons à une course au client, via l’ouverture d’agences, explique Ulrich Maurel. Le marché du courtage est en plein essor en France, et tous les acteurs cherchent à prendre des parts de marché. »
Un Français sur quatre fait aujourd’hui appel à un courtier avant de souscrire un prêt immobilier, afin de faire jouer la concurrence entre les banques et obtenir le taux le plus bas. En contrepartie, le courtier perçoit de la part des banques des honoraires s’élevant à 1 % de la somme empruntée. « La part de marché des courtiers s’élève à 25 % des crédits immobiliers distribués en France, estime Philippe Taboret, président de l’Association professionnelle des intermédiaires en crédit (APIC) et directeur général adjoint de Cafpi. Elle devrait atteindre 40 % en 2015 ou 2016, d’où une forte croissance du secteur en perspective, même si le marché immobilier restait stable. »
Depuis la crise financière, les Français, qui allaient auparavant voir « leur banquier » avant d’emprunter, lui sont désormais moins fidèles. « Il est devenu de plus en plus naturel de vérifier et de comparer les prix, y compris dans le domaine des produits financiers », note Julie Lorin, directeur associé chez Equistone Partners Europe. « Plus regardant, le client a également besoin de davantage de conseils pour réaliser l’achat le plus important de sa vie », estime Sylvain Lefèvre, de la Centrale de Financement.

Naissance d’une profession
La nouvelle réglementation sur le statut d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) est entrée en vigueur en 2013.Elle régule pour la première fois le secteur avec, notamment, des exigences en matière de formation, et devrait également soutenir le marché. « Nous devenons une vraie profession réglementée. Or plus le métier est réglementé, plus les parts de marché des courtiers sont importantes si l’on en croit ce qui se passe dans les autres pays européens », souligne Philippe Taboret, citant l’exemple de la Grande-Bretagne, où les courtiers commercialisent 60 % des crédits immobiliers. Cette réglementation pousserait aussi à la concentration, incitant les courtiers indépendants à rejoindre les grands réseaux pour s’y conformer, et les autres à grandir pour mieux négocier avec les établissements de crédit.

La montée en puissance des courtiers paraît d’autant plus inéluctable que les banques, à la recherche d’économies, se désengagent, elles, progressivement du conseil en financement immobilier. Les conseillers bancaires n’ont souvent plus le temps de s’y consacrer. « Dans les agences bancaires, le conseiller devient
de moins en moins spécialisé. Il doit désormais vendre plus de 350 produits en moyenne, alors comment disposer d’une réelle expertise en financement immobilier dans de telles conditions ?
 », s’interroge un professionnel.

Le particulier qui veut souscrire un crédit immobilier a parfois d’autant plus de mal à y trouver un interlocuteur éclairé pour le conseiller que les agences bancaires sont aussi moins nombreuses. De grands établissements, tels Société Générale ou BNP Paribas, ferment désormais des points de vente. Quant aux banques spécialisées, elles disparaissent, une à une.
GE Money Bank a ainsi annoncé en août dernier la fermeture de son pôle de prêt immobilier. De son côté, BNP Paribas Personnal Finance a fait part, en octobre, de sa décision de fermer ses 15 agences dédiées. Enfin, le Crédit Immobilier de France (CIF) va disparaître. Et ces établissements comptent reclasser une partie de leur personnel chez… les courtiers.

Conseil et expertise
La Centrale de Financement a ainsi signé une lettre de mission avec le CIF en vue de reclasser les collaborateurs de la banque, qui le souhaitent, dans ses agences. « Nous sommes actuellement en discussion avec une centaine de candidats
du Crédit Immobilier de France. Nous avons besoin d’au moins 500 personnes au total d’ici à 2017 dans nos agences
 », indique Sylvain Lefèvre, son président. Les autres courtiers sont aussi sur les rangs pour recruter du personnel chez CIF, BNP Paribas Personal Finance ou GE Money Bank. « Nous recherchons des personnes expérimentées dans la banque notamment, des directeurs et des conseillers, qui veulent conserver le contact avec la clientèle et qui ont l’esprit d’entreprise, pour travailler dans notre réseau, en franchise », souligne Hervé Hatt, de Meilleurtaux.

Les courtiers se renforcent aussi sur le terrain, en ouvrant des agences et en embauchant à tour de bras. Ils mettent de plus en plus l’accent sur l’importance du conseil au client et leur expertise. « Le courtier ne fait pas qu’obtenir le taux le plus bas. Il élabore un plan de financement, il peut réaliser un montage avec plusieurs lignes de prêts et proposer un rachat de crédit », souligne Sandrine Allonier, responsable des études chez Meilleurtaux. Certains se diversifient en proposant également de l’assurance de prêt, du crédit à la consommation ou automobile. « Nous assistons à l’émergence d’un nouveau canal de distribution qui peut s’étendre à tous les types de crédits. L’intermédiation des produits financiers n’en est qu’à ses débuts », estime Julie Lorin, d’Equistone Partners Europe.

Nathalie Halpern le 06/02/2014 - L'AGEFI Hebdo

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Crédit immobilier : les courtiers veulent prendre 50% du marché.

La part de marché des courtiers a doublé en 10 ans, notamment avec l’entrée en vigueur d’un nouveau cadre réglementaire en janvier 2013. Leurs ambitions ne s’arrêtent pas là. Entretien avec Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi et président de l’Apic.

Début décembre se tenait la 3e convention nationale de l’Association professionnelle des intermédiaires en crédits (Apic). Qui représente-t-elle ?

« C’est une association qui a été créée en 2010 à l’initiative de Cafpi, pour se rapprocher de ses concurrents Empruntis et Meilleurtaux. L’idée était de pouvoir agir ensemble auprès des pouvoirs publics sur les textes qui allaient réglementer notre profession d’intermédiaires. Après l’adoption de cette réglementation, en 2013, l’Apic s’est ouverte à l’adhésion. Tous les courtiers peuvent désormais nous rejoindre et bénéficier d’un accompagnement, notamment pour se mettre en conformité avec ces nouvelles règles. Les banques reconnaissent ce label. En 2014, l’Apic regroupe plus de 164 enseignes et des milliers de courtiers. Nous représentons environ 60% de l’activité d’intermédiation de crédit en France. »

Quel est l’intérêt pour les banques de travailler avec les courtiers ? Y a–t-il concurrence ?

« Une banque ne peut pas capter sa clientèle en crédit immobilier uniquement avec son réseau d’agences. Pour gagner des clients, elles font appel au marketing, aux offres et aussi aux prestataires. Car les courtiers leur apportent de nouveaux clients, tout en simplifiant leur prise en charge, plutôt longue pour un crédit immobilier. Nous leur évitons de dépenser de l’argent en marketing. Certes, nous leur coûtons aussi de l’argent [les courtiers touchent généralement une commission de la part des banques, NDLR], mais c’est une charge qu’elles peuvent maîtriser.

Selon nous, il n’y a pas concurrence. En France les courtiers représentent 30% de la production des crédits à l’habitat, et nous comptons arriver à 50%, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays européens. Le reste du marché étant détenu par les banques. »

Comment expliquez-vous ce retard par rapport à d’autres pays d’Europe ?

« Dans les pays européens où le métier est réglementé, les parts de marché oscillent entre 40 et 60%. Avec un peu moins de 30%, la France est un peu à la traîne. Cependant elle possède désormais la réglementation la plus stricte, et l’augmentation de la part de marché est déjà amorcée. La réglementation a donné ses lettres de noblesse aux intermédiaires : auparavant, il n’y avait aucune contrainte, ni d’obligation de formation ou de compétence.

Au Royaume-Uni, une réglementation pour les intermédiaires existe depuis plus de 20 ans, alors que la réforme du service bancaire en France ne date que de 1985 [et l’encadrement des intermédiaires de 2013, NDLR]. Ce retard est aussi dû au système français. Notre pays n’a pas une culture libérale, comme aux Etats-Unis, où la part de marché atteint les 90%. »

Est-ce que tous les courtiers ont le même statut ? L’Orias souligne que 40% des intermédiaires sont en parallèle inscrits dans plusieurs catégories (assurance, banque, finance, financement participatif). Allons-nous vers une multispécialisation ?

« Il y a différents statuts parmi les IOBSP. Nous en distinguons deux principaux, qui n’obéissent pas aux mêmes règles. D’un côté les courtiers, dépendants du client et négociant des contrats commerciaux avec les banques. De l’autre les mandataires, dépendants d’une ou plusieurs banques qui engagent leur propre responsabilité.

Quant à la spécialisation, elle existe déjà. Les courtiers réunissent en général trois activités : le crédit immobilier, le rachat de crédits et l’assurance, comme l’assurance-emprunteur. Cafpi fait déjà les trois, par exemple. »

En parallèle, nous voyons fleurir de nouvelles enseignes de courtage…

« La réglementation a fait venir des investisseurs, donc de nouvelles enseignes se déploient. Cependant le nombre de conseillers, d’acteurs est en baisse. Les courtiers isolés ont parfois du mal à respecter les nouvelles règles. »

Quelle est l’évolution du volume de dossiers traités par les courtiers ?

« La part de marché a doublé en moins de 10 ans, pour atteindre aujourd’hui près de 30%. Nous avons une obligation de réussite, de conseil car nous sommes payés à la fin de l’opération. Il y a aussi un changement de mentalité des consommateurs qui se renseignent, qui comparent, car c’est aussi de plus en plus complexe de jongler entre les prêts et les assurances. »

Ces consommateurs, qui comparent eux-mêmes les banques pour leur crédit ont-ils un intérêt à consulter un courtier ?

« Comparer oui, mais comparer quoi ? En matière de crédits, les détails techniques sont très importants et pas évident à appréhender. Un particulier qui fait une ou deux opérations immobilières dans sa vie ne peut pas être suffisamment informé. Ensuite il faut savoir où aller : il y a près de 130 enseignes de crédit immobilier, avec des nuances suivant les régions et une approche clientèle différente. Il devra également trouver la meilleure offre qui correspond à son profil. Et puis il y a aussi le temps : un acquéreur dispose d’un temps restreint par rapport au vendeur, et il doit choisir un produit, une assurance… Par manque de temps, il risque de se précipiter. »

Quelle est la prochaine étape pour les intermédiaires ?

« Dans l’avenir, nous allons étendre notre spectre d’activités. Beaucoup de banques se rapprochent de nous pour aller plus loin dans l’externalisation, nous permettant d’accroître notre part de marché. Nous pourrions aussi, comme cela se fait au Royaume-Uni, « aider » les clients à ouvrir des comptes bancaires. »

Dans une tribune, Pascal Beuvelet, fondateur du réseau In&Fi Crédit, estime lui aussi que la part de marché du courtage atteindra les 50%. Il ajoute également que 20% des agents immobiliers pourraient devenir IOBSP. Etes-vous d’accord ?

« En tant que président de l’Apic, ce n’est pas du tout mon point de vue. Chacun sa spécialité. Par exemple Cafpi est partenaire du réseau immobilier Orpi. Demain, je n’imagine pas vendre de l’immobilier. »

Par Émilie LONGIN - cbanque.com

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