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Immobilier : pouvez-vous révoquer une donation ?

Vous avez fait donation d’un bien immobilier à vos enfants, mais vous envisagez de le reprendre. Sachez que seuls trois cas de figure vous permettent de la révoquer.

Une donation ne peut être révoquée que pour cause d’inexécution des conditions sous lesquelles elle aura été faite, pour cause d’ingratitude, et pour cause de survenance d’enfants.

1. La révocation pour inexécution des conditions

Vous avez effectué une donation au profit de vos enfants par exemple, en fixant certaines conditions. Si les conditions prévues dans l’acte de donation ne sont pas remplies votre donation peut être révoquée. Les biens immobiliers reviendront ainsi au donateur libres de toutes charges et hypothèques.

2. La révocation pour ingratitude

La donation entre vifs ne pourra être révoquée pour cause d’ingratitude que dans les cas suivants :

  • Si le donataire a attenté à la vie du donateur.
  • S’il s’est rendu coupable envers lui de sévices, délits ou injures graves.
  • S’il lui refuse de respecter son obligation d’aliments.  

Bon à savoir

La révocation pour cause d’inexécution des conditions ou pour cause d’ingratitude n’aura jamais lieu de plein droit, c’est-à-dire qu’il faut saisir le tribunal de grande instance dans un délai d’un an à compter du jour du délit invoqué.

3. La révocation pour survenance d’enfants

Toutes donations faites par des personnes qui n’avaient pas d’enfants au moment de la donation, peuvent être révoquées, si l’acte de donation le prévoit, par la survenance d’un enfant issu du donateur ou adopté par lui.

 

Pour plus d’information : Finance SAS

Morgane Jacquet - 19/09/2016 - seloger.com
Source photo : Seloger
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Souscrire un emprunt immobilier à deux…

A quoi engage le statut de coemprunteur ? Que recouvre la clause de solidarité ? Que se passe-t-il en cas de séparation ?

Deux conjoints, coacquéreurs, peuvent devenir coemprunteurs s’ils souscrivent ensemble un emprunt immobilier pour financer l’achat de leur bien. Dans ce cas, chacun appose sa signature sur le contrat de prêt, dont les clauses l’engagent, en particulier en matière de remboursement. C’est pourquoi la situation financière de chacun des deux emprunteurs est examinée afin de déterminer le taux d’endettement du couple, sa capacité à rembourser l’emprunt, et ce qui lui

Les coemprunteurs : solidaires l’un envers l’autre lors d’un emprunt immobilier à deux

Le contrat de prêt souscrit à deux prévoit généralement « une clause de solidarité » signifiant que si l’un des coemprunteurs ne peut plus faire face aux mensualités, le second devra assumer entièrement la responsabilité du remboursement du prêt (1).Il est à noter que pour un couple marié sous le régime de la séparation des biens, l’un des époux peut emprunter seul, sans engager son conjoint (2).

S’assurer en conséquence

Dans le contrat d’assurance de prêt (3), les coemprunteurs peuvent définir, pour chacun, le pourcentage de leur assurance décès invalidité (ADI) (4). Il peut se chiffrer, selon les situations, par exemple à 50-50 ou à 30-70 : c’est la part qui sera prise en charge par l’assureur en cas de décès de l’un d’entre eux. Pour une couverture optimale, les établissements financiers recommandent une couverture à 100 % sur chacun des co-emprunteurs. Cette option est plus onéreuse mais plus sécurisante. En effet, en cas de décès, ni le conjoint ni les héritiers n’auront à rembourser l’emprunt immobilier.

En cas de séparation

Si les ex-conjoints décident de revendre le logement avant le terme de l’emprunt, ils pourront rembourser leur prêt immobilier dès que la vente sera signée et devront prévoir une indemnité de remboursement anticipé (5). Cependant, tant que la vente n’est pas effective, ils restent tous deux redevables du montant restant dû sur leur emprunt. Il est toutefois possible qu’un des coemprunteurs rachète la part de l’autre, sous condition que ses revenus le permettent. Il peut alors demander à la banque de lever la clause de solidarité de remboursement afin de libérer le second emprunteur de toute obligation de remboursement du prêt immobilier.

Pour plus d’information : Finance SAS

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Source photo : Fotolia
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Immobilier : les professionnels confiants pour 2017

19 Septembre 2016 – Près de 8 professionnels de l’immobilier sur 10 sont optimistes pour les 12 prochains mois. Les taux d’intérêt très bas conjugués à l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) devraient pérenniser le marché de l’ancien et du neuf.

Les professionnels de l’immobilier ont le moral au beau fixe ! Selon le baromètre Crédit Foncier/CSA réalisé en septembre 2016, 78% d’entre eux se montrent en effet optimistes pour les 12 prochains mois, soit une progression de 4 points par rapport à la précédente enquête effectuée en mai 2016 auprès d’un échantillon regroupant des constructeurs de maisons individuelles, des promoteurs immobiliers et des gestionnaires de patrimoine… 

Les raisons ? Le niveau des taux d’intérêt des crédits cité par 94% des personnes interrogées et l’élargissement du Prêt à taux zéro (PTZ) mentionné par 72% des sondés. Ces deux éléments ont en effet dopé les ventes de logements dans l’ancien et le neuf depuis 2015. En septembre, seuls 21% des professionnels se déclarent pessimistes pour les 12 prochains mois pointant le contexte économique (86 % des sondés) et le pouvoir d’achat des ménages (65%), un chiffre en baisse de 3 points par rapport à mai 2016.

Ventes de logements et prix stables dans l’ancien. Plus d’un professionnel sur deux (55%) table sur une stagnation du nombre de transactions dans l’ancien contre 28% qui prédisent une hausse pour les 12 prochains mois. Pour les acteurs de l’immobilier, le marché devrait donc amorcer un atterrissage en douceur qui devrait se traduire par une stabilisation des prix pour 52% des acteurs de l’immobilier, seuls 26 % pronostiquent quant à eux une baisse.  

Neuf : les experts plus partagés. Si les tendances sont similaires pour la promotion immobilière, elles sont en revanche moins marquées. En effet, si 46% estiment que le nombre de ventes de logements neufs devrait stagner lors des 12 prochains mois, 38 % prévoient en revanche une hausse des transactions, soit un écart de 8 % contre 27% pour le marché de l’ancien. Près de 7 professionnels sur 10 voient les prix des programmes stagner et 19% pensent qu’ils progresseront.

Cette enquête a été réalisée du 29 août au 5 septembre 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 400 professionnels : commercialisateurs, lotisseurs, constructeurs de maisons individuelles, gestionnaires de patrimoine.

Pour plus d’information : Finance SAS

J. Augereau - 19/09/2016 - PAP.fr
Source photo : Arcadial
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L’investissement immobilier Pinel en dix étapes…

L’investissement locatif Pinel ne se résume pas à sa réduction d’impôt. Plus qu’une simple défiscalisation, il s’agit d’un véritable investissement immobilier à maîtriser de bout en bout. Explications en dix étapes clés.

1. Impôts, épargne : faire le point sur sa situation financière

Avant toute chose, le futur investisseur doit identifier son profil pour savoir ce qu’un investissement locatif en Pinel peut lui apporter. L’atout principal du dispositif étant sa réduction d’impôt (6.000 euros/an maximum), il faut donc se pencher sur sa propre situation fiscale : quel est le montant de son impôt sur le revenu ? Qu’en sera-t-il dans les prochaines années ?

A ne pas manquer : Pour tout savoir sur l’investissement Pinel, consultez notre dossier spécial (à lire ici).

Autre impératif : connaître sa capacité d’épargne. L’investissement étant financé la plupart du temps à crédit, l’acquéreur doit pouvoir supporter une mensualité de plusieurs centaines d’euros, celle-ci pouvant se rajouter au remboursement d’un prêt souscrit pour acheter sa résidence principale. Sur le plus long terme, les loyers encaissés compenseront, au moins en partie, les mensualités supplémentaires. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas maîtriser son endettement.

A savoir : Le dispositif Pinel n’est pas l’unique moyen d’investir pour réduire sa pression fiscale. Pour aller plus loin, consultez notre article « Défiscalisation : comment payer moins d’impôt sur le revenu ».

2. La recherche du logement

Pour bénéficier de la réduction d’impôt Pinel, il est nécessaire d’acheter un logement neuf*. Celui-ci peut être déjà construit et prêt à accueillir un locataire. Mais il s’agira le plus souvent d’un achat sur plan, dans le cadre d’une vente en état futur d’achèvement (VEFA). Ce qui signifie que mettre les pieds dans l’appartement avant de signer n’est pas une option.

A savoir : Les promoteurs immobiliers qui construisent les immeubles neufs développent de nouveaux outils, comme des visites en réalité virtuelle, pour permettre aux investisseurs de mieux visualiser les appartements commercialisés.

Mais avant de choisir un logement, il faut savoir où s’implanter. L’emplacement reste le critère essentiel de sélection d’un investissement immobilier, avec ou sans défiscalisation. Pour trouver des locataires sans difficulté, il faut donc s’intéresser aux villes et aux quartiers les plus dynamiques. La démographie et la santé économique (taux de chômage, bassins d’emploi, revenus moyens…) d’une agglomération pèsent lourd dans la réflexion de l’investisseur. L’analyse doit être fine pour déterminer le potentiel locatif d’une adresse et identifier les meilleurs emplacements. Accès aux transports en commun, présence de commerces et services à proximité, projets urbains à venir… Rien ne doit être laissé au hasard.

Il en va de même pour la sélection des interlocuteurs : se renseigner sur la qualité des programmes ainsi que l’historique des promoteurs, ou des commercialisateurs qui vendent leurs programmes, n’est jamais inutile.

*Il existe une variante du Pinel dans l’immobilier ancien. L’investisseur doit alors acheter un appartement dégradé pour le remettre à l’état de neuf avant le louer.

3. La signature du contrat de réservation

Pour mettre la main sur le programme Pinel qu’il a sélectionné, l’investisseur doit commencer par réserver un des appartements mis en vente. Pour ce faire, il signe un contrat de réservation qui fixe les conditions de la vente. Il comporte notamment une description précise du logement, son prix prévisionnel ainsi que, dans certains contrats, les modalités pouvant permettre sa révision. Une date de livraison doit également y figurer, bien que celle-ci ne soit pas nécessairement très précise (fin 2016 par exemple).

A la signature, un premier paiement est exigé. Il prend la forme d’un dépôt de garantie égal à 5% du prix de vente si elle est définitivement actée dans l’année ou 2% lorsque le contrat de vente définitif est paraphé dans un délai de 12 à 24 mois.

A savoir : Après la signature du contrat de réservation, l’investisseur a dix jours pour se rétracter.

4. Le crédit immobilier

L’appartement est réservé mais pas encore tout à fait acquis. D’ici à la signature du contrat de vente définitif, l’investisseur doit obtenir un crédit immobilier pour financer son achat. Il lui faut donc démarcher sa banque, des enseignes concurrentes ou des courtiers en crédit qui se chargeront de lui proposer une et même plusieurs offres de prêt.

En termes de négociations avec la banque, le futur bailleur doit se montrer attentif à des points particuliers. Il est par exemple recommandé de négocier l’annulation des indemnités de remboursement anticipé (IRA). De même, il est préférable de prévoir un différé de remboursement du crédit immobilier, afin de ne pas payer de mensualités de remboursement tant que le bien n’est pas livré et occupé par un locataire.

5. La signature de l’acte de vente définitif devant notaire

Une fois le crédit immobilier octroyé, il est temps de signer l’acte authentique de vente devant notaire. Cette signature officialise définitivement l’acquisition et permet de lancer l’appel de fonds, c’est-à-dire le paiement fractionné du logement neuf suivant l’avancement du chantier.

A cette occasion, l’investisseur règle les frais d’acquisition du logement neuf. Ils correspondent environ à 2 à 3% du prix de vente et sont beaucoup moins élevés que ceux exigés à l’achat d’un logement ancien. Cependant, les logements neufs sont soumis à la TVA à 20%* qui gonfle le prix. Celle-ci doit être réglée au fur et à mesure de l’appel de fonds.

*TVA à 5,5% dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville

6. Réception des travaux et livraison de l’appartement

Jusqu’ici, l’investisseur n’a pas encore commencé à s’acquitter du prix de son logement, dépôt de garantie et frais d’acquisition mis à part. Ce paiement dépend de l’avancée de la construction. Concrètement, l’acheteur verse jusqu’à 35% du prix total à l’achèvement des fondations, puis 70% à la mise hors d’eau et 95% à l’achèvement des travaux. Le solde est réglé à la livraison définitive du bien (remise des clés), sauf si l’acquéreur émet des réserves sur des défauts de conformité.

Réception des travaux

Avant la livraison, le vendeur du logement doit acter la réception des travaux avec les entrepreneurs en charge de la construction. De nombreuses garanties commencent à courir à compter de cette date : la garantie de parfait achèvement, celle d’isolation phonique, la garantie biennale de bon fonctionnement des équipements et la garantie décennale de solidité de l’ouvrage. Il est donc recommandé de se renseigner auprès du promoteur pour connaître la date exacte de réception et de demander les procès-verbaux établis à cette occasion.

Livraison

C’est à la remise des clés que l’appartement est considéré livré. Il est alors achevé et doit être connecté aux réseaux d’eau courante, d’électricité et de gaz le cas échéant. L’immeuble doit quant à lui disposer d’escaliers et d’un ascenseur en fonctionnement ainsi que de parties communes éclairées.

Le jour de la livraison, l’acheteur visite le bien avec le promoteur et doit relever les éventuelles malfaçons ou l’absence de conformité des travaux au contrat de vente dans un procès-verbal.

A savoir : Si des défauts de conformité sont relevés, le solde du prix à régler à la livraison est consigné auprès de la Caisse des dépôts, du notaire ou d’un établissement bancaire. Il est acquitté à la levée des réserves.

7. La mise en location

Après la réception, l’investisseur doit trouver un locataire dans les douze mois afin de respecter les conditions imposées par le dispositif Pinel. Dans le cas contraire, la réduction d’impôt promise sera remise en cause.

Autre contrainte, le ou les occupants ne doivent pas dépasser des plafonds de ressources, variables selon la localisation et la composition du foyer (à consulter ici). Enfin, les loyers Pinel sont limités réglementairement, en fonction de l’emplacement et de la taille du logement (voir les limites ici). Si un de ces plafonds n’est pas respecté, l’avantage fiscal pourra être retoqué.

En ce qui concerne la recherche du locataire à proprement parler, l’investisseur n’a pas à s’en occuper s’il délègue la gestion locative du bien à un professionnel. Dans le cas contraire, il doit faire cette recherche lui-même. Dès lors, c’est à lui de s’assurer que le revenu fiscal de référence (RFR) du locataire ne dépasse pas les limites du Pinel et que le loyer est conforme aux plafonds réglementaires. Il doit également veiller à bien rédiger le bail de location et à prendre en charge l’état des lieux d’entrée, entre autres.

A savoir : Le dispositif Pinel permet de louer le logement à ses enfants ou à un membre de sa famille.

8. La déclaration de l’investissement pour toucher la réduction d’impôt

La réduction d’impôt du Pinel n’est pas accordée automatiquement. Acheter l’appartement et le louer ne suffisent pas : l’investisseur doit en effet déclarer la location à l’administration fiscale lors de sa déclaration de revenus.

S’il a perçu des loyers au cours de l’année précédente (loyers de 2016 déclarés en 2017), le bailleur devra remplir une déclaration de revenus fonciers, sur impots.gouv.fr ou à l’aide d’un formulaire 2044. En outre, il devra compléter l’imprimé 2042-C pour déclarer son investissement.

Enfin, il devra renvoyer un formulaire 2044-EB afin d’indiquer indiquer si l’engagement de location initial court sur six ou neuf ans. Ce dernier formulaire doit être rempli uniquement pour la première année de déclaration.

9. Le renouvellement de l’investissement Pinel

Au terme de l’engagement de location indiqué à l’administration fiscale, le propriétaire peut prolonger son investissement Pinel pour trois années supplémentaires. L’engagement de location peut ainsi s’étaler sur douze ans maximum. A la clé, un avantage fiscal plus conséquent : limitée à 12% pour un investissement sur six ans, la réduction d’impôt monte à 18% sur neuf ans et 21% sur 12 ans.

10. La sortie de l’investissement Pinel

A partir du moment où l’engagement de location a expiré, l’investisseur est libre de disposer du bien comme bon lui semble. Rien ne l’empêche de poursuivre la location mais il peut aussi opter pour la revente du logement. Il peut également décider de reprendre l’appartement pour s’y installer et en faire sa résidence principale.

Pour vendre ou récupérer le logement, le propriétaire doit d’abord délivrer congé au locataire six mois avant la fin de son bail. Cette échéance ne coïncide pas nécessairement avec la fin de l’engagement de location : un investisseur peut donc se retrouver contraint d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir mettre un terme à la location.

Pour plus d’information : Finance SAS

Thibault Fingonnet - 09/09/2016 - Toutsurmesfinances.com
Source photo : Toutsurmesfinances.com
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Comment renégocier ou racheter son crédit immobilier ?

PRATIQUE – Les taux proposés par les banques ont atteint un niveau historiquement bas dont il serait dommage de ne pas profiter.

Il est encore temps mais il ne faut pas tarder. Cette rentrée 2016 est probablement la dernière fenêtre de tir pour les propriétaires qui souhaitent réduire le coût de leur emprunt immobilier : les taux proposés ont encore baissé pour atteindre un niveau qu’il sera difficile de battre, entre 1,25 et 1,5% sur 20 ans. Parmi les bonnes résolutions de la rentrée, les propriétaires ont donc de bonnes raisons de vouloir renégocier leur taux d’intérêt ou de faire racheter leur prêt immobilier. Et parce que ces démarches ne s’improvisent pas, voici quelques conseils de base.

LES QUESTIONS À SE POSER AVANT DE SE LANCER

A partir de quand est-ce rentable ? Cette opération est possible à n’importe quel moment, mais certaines conditions doivent être respectées pour que cela reste rentable : 
– durée restante de l’emprunt. Plus il reste d’années à rembourser, plus l’opération sera profitable. L’idéal est de ne pas avoir dépassé le tiers de la durée du prêt. Au-delà de la moitié, il est rare que le gain soit assez élevé. 
 montant à rembourser. La logique est la même que pour la durée du prêt : plus le montant restant à rembourser est élevé, mieux c’est. L’idéal est de ne pas avoir remboursé plus de la moitié de votre prêt. Si la somme restant à rembourser ne dépasse pas les 50 .000 à 70.000 euros, renégocier ou changer de banque est rarement rentable.
– taux d’intérêt actuel. L’écart entre le taux de votre prêt initial et les taux actuels doit être d’au moins 1 point. Si votre emprunt porte sur une somme importante et une durée longue, l’écart peut n’être que de 0,7 point. En-dessous, l’opération est rarement rentable.
– situation de l’emprunteur. Renégocier son taux ou racheter son crédit suppose de repasser devant un banquier, qui va étudier votre situation financière. Si cette dernière s’est améliorée depuis le premier prêt, il est encore plus facile d’obtenir un meilleur taux. En revanche, un ménage dont les revenus ont chuté aura plus de mal à convaincre un banquier de le suivre. L’apparition d’une maladie grave peut aussi devenir un problème au moment de contracter une nouvelle assurance emprunteur.

Où trouver les taux d’emprunt actuels ? De nombreux sites internet proposent un baromètre hebdomadaire ou mensuel des taux pratiqués par les banques, à l’image de Meilleurstaux.comEmpruntis ou encore Cafpi. Attention cependant à bien trouver les données qui correspondent à votre profil : en effet, le taux varie selon la région, le profil de l’emprunteur et la durée restante de l’emprunt originel.

Combien coûte l’opération ? Tout dépend de sa nature. S’il s’agit d’une renégociation de taux au sein de la même banque, seuls des frais de dossier sont à prévoir. Ces derniers sont peu élevés et peuvent être négociés avec la banque. S’il s’agit d’un rachat de crédit immobilier, les frais sont en revanche bien plus élevés puisqu’il faut prévoir les frais de dossier, les frais de cautionnement (même si vous récupérerez 75% de la caution de votre prêt actuel) et surtout les indemnités de remboursement anticipé (IRA).

Ces fameuses IRA correspondent à la compensation que touche la banque qui perd un client et ils peuvent être élevés : ils se chiffrent souvent en milieu d’euros mais ne peuvent pas excéder six mensualités ou 3% du capital restant dû. Il est néanmoins possible de ne pas disposer de cette somme et de l’emprunter à votre nouvelle banque, même si cela renchérit le montant du prêt.

LES DÉMARCHES À EFFECTUER

Le préambule : mettre de l’argent de côté. Les emprunteurs qui restent dans la même banque et ne font que renégocier leur taux n’ont pas besoin de mettre trop d’argent de côté puisque l’opération coûte en général environ 500 euros. Pour ceux qui rachètent leur emprunt et changent de banque, il est conseillé d’avoir en revanche une réserve financière. D’abord pour régler les frais engendrés par ce rachat, ensuite pour obtenir le meilleur taux : le simple fait de réduire le montant d’un prêt de quelques milliers d’euros permet parfois de passer d’une catégorie à une autre dans le barème des banques. Et donc de se voir proposer un taux plus bas.

Première étape : aller voir sa propre banque. Prendre un rendez-vous avec son banquier est la première chose à faire. Ce dernier peut vous proposer directement de renégocier le taux d’emprunt, ce qui permet de ne pas démarcher les établissements concurrents et de gagner du temps. Sauf que les banques acceptent rarement de renégocier un prêt, et pour cause : à moins d’être fortuné et d’avoir souscrit à de nombreux produits bancaires (cartes bancaires, assurance, LDD, PEL, compte-titre, etc.), une banque fait toujours moins d’efforts avec un client qu’elle a déjà qu’avec un client qu’elle souhaite « recruter ».

Le meilleur conseil est donc de faire le tour des banques pour voir ce qu’elles peuvent proposer. L’autre solution consiste à faire appel à un courtier qui se chargera des démarches pour vous en échange d’une commission. Ses services sont très utiles aux personnes atteintes de phobie administrative ou qui ont du mal avec les mathématiques, mais les autres peuvent s’en passer : il est tout à fait possible d’obtenir par soi-même un meilleur taux à condition de préparer son dossier et de prendre le temps de rencontrer plusieurs banques.

De l’importance de valoriser son dossier. Renégocier son taux ou racheter son prêt est souvent plus aisé que de décrocher son premier crédit : le simple fait qu’une banque vous ait déjà fait confiance facilite le contact avec les autres. Il faut néanmoins mettre en valeur son dossier pour convaincre une banque de vous suivre et, surtout, faire baisser le taux. Les banquiers sont notamment sensibles aux éléments suivants : 
– l’historique bancaire. L’absence d’incident de paiement est évidemment un atout, qu’il s’agisse du remboursement de votre prêt ou des autres moyens de paiement. Un emprunteur ayant déjà accumulé plusieurs retards dans ses remboursements aura en revanche du mal à convaincre.
– l’évolution des revenus. Si vous gagnez mieux votre vie que lors de la signature de votre emprunt initial, mettez-le en avant : cela montre que vous êtes sur une trajectoire ascendante et donc qu’une banque a intérêt à miser sur vous pour vous proposer plus tard d’autres produits (Livret A, LDD, compte-titre, assurance-vie, etc.). 
– le taux d’épargne et le train de vie. Autre indice de sérieux scruté par les banques : la capacité d’épargne. Ceux qui ont réussi à continuer d’épargner après un achat immobilier montrent qu’ils ne vivent pas au-dessus de leurs moyens et, surtout, qu’ils vont devoir placer de l’argent.

L’assurance emprunteur, tout sauf un détail. Si on a tendance à se focaliser sur le taux d’intérêt, ce chiffre ne reflète qu’une partie du coût d’un emprunt. Il faut également prendre en compte celui de l’assurance emprunteur, qui s’ajoute au taux d’intérêt pour former le Taux effectif global (TAEG ou TEG). Or, les banques ont tendance à proposer des taux d’intérêt très compétitifs et à se rattraper sur l’assurance, qui est plus rarement négociée. Pire, certaines banques n’acceptent de racheter un crédit que si vous prenez votre assurance dans la même banque. C’est pourtant interdit depuis la loi Hamon qui instaure la délégation d’assurance : il est depuis possible de contracter un prêt dans un établissement et de l’assurer auprès d’un autre établissement.

Il est donc conseillé de comparer les contrats d’assurance et d’essayer de négocier son coût. Voire même d’avancer cacher : les plus motivés peuvent accepter l’assurance de la banque pour en changer dans un délai de douze mois afin de réduire le coût de l’assurance de 20 à 50%.

Pour plus d’information : Finance SAS

PHILIPPE HUGUEN - 02/09/2016 - Europe1.fr
Source photo : Europe1.fr
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Ce que vous pourriez acheter en Europe pour le prix d’un studio à Paris…

Besoin d’espace ? Voici une étude qui pourrait vous donner des envies d’ailleurs. Le réseau d’agences immobilières ERA a comparé le pouvoir d’achat immobilier de ses clients dans les principales capitales européennes où il est présent. Avec une question de départ simple: quelle surface peut-on acquérir pour 200.000 euros?

A Paris, où les prix moyens au mètre carré frôlent les 9.000 euros chez ERA (contre une moyenne globale de 8.000 euros constatée par les notaires), un aspirant à la propriété devra se contenter d’un studio de 22 m2 avec un budget de 200.000 euros. Si la capitale française compte parmi les villes les plus inabordables du Vieux Continent, ce n’est pourtant pas la plus chère. A Londres (18 m2) ou à Berne (20 m2), vous disposeriez d’encore moins de place que dans la ville lumière.

En revanche, presque partout ailleurs, avec le même investissement, un acheteur aurait au bas mot une à deux pièces supplémentaires. Ainsi, vous pourriez devenir l’heureux propriétaire d’un appartement de 45 m2 à Stockholm en Suède, de 57 m2 à Berlin en Allemagne ou de 58 m2 à Amsterdam aux Pays-Bas. Mieux, c’est à Sofia en Bulgarie (260 m2) ou à Lisbonne au Portugal (163 m2) que le prix au mètre carré est le moins élevé. Présent également en Turquie, le réseau ERA précise qu’à Ankara, vous pourriez obtenir avec un budget semblable 176 m2. Si cette destination vous appelle, vous devriez vous dépêcher car le marché est particulièrement actif. En un an, les prix y ont doublé!

Pour ceux qui hésitent à franchir le pas, les notaires d’Europe ont lancé en septembre dernier un site, jachetemonlogement.eu, qui détaille pays par pays comment se déroule une transaction immobilière et les démarches administratives à suivre dans les pays européens qui fonctionnent avec un système notarial (soit 22 pays au sein de l’Union européenne).

Côté location, ERA ne divulgue pas de données similaires. Cependant, une récente étude d’UBS, intitulée « Price and Earnings 2015 », revenait sur les coûts de logement dans les grandes capitales de la planète. Les experts de la banque helvète avaient ainsi relevé le prix des loyers pour un 3 pièces loué non meublé et aux « standards européens » en termes de confort. Contacté par Challenges, UBS nous avait précisé que la surface d’un 3 pièces pouvait varier d’un pays à l’autre en fonction des standards de vie locaux. Par exemple, un appartement avec deux chambres et un salon sera généralement plus petit à Paris qu’à Sydney. Les données d’UBS livrent néanmoins une comparaison intéressante sur les loyers (cf. ci-dessous).

On se rend compte par exemple que le loyer d’un appartement de type T3 coûte 50% plus cher à Londres qu’à Paris. A contrario, à Prague, le loyer pour un logement de ce type sera pratiquement quatre fois moins cher que dans la capitale française.

Pour plus d’information : Finance SAS

AFP - 18/12/2015 - Challenges.fr
Source photo : Challenges.fr
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Rentrée 2016 : top 10 des villes où investir dans l’immobilier !

Baisse des prix de l’immobilier oblige, en ce moment, il est plus intéressant d’investir dans certaines villes plutôt que dans d’autres. Perpignan, Besançon, Le Mans… découvrez le nouveau palmarès des spots préférés des investisseurs immobiliers.

1. Perpignan (- 6,9 % en douze mois / 1 573 € m²)

S’il est une ville à laquelle les investisseurs potentiels feraient bien de s’intéresser en cette rentrée 2016, c’est Perpignan. Et pour cause, avec des prix immobiliers en baisse de près de 7 % sur l’année, celle que l’on surnomme – non sans raison – la Belle Catalane rafle la première place de notre classement. 

La ville de Perpignan ©Romantsubin

2. Besançon (- 4,9 % / 1 854 € m²)

Affichant une baisse de 4,9 % des prix de ses appartements, Besançon décroche la médaille d’argent de notre palmarès. En effet, en achetant maintenant dans la Capitale de l’Horlogerie Française, un investisseur désireux de réaliser une belle « plus-value » à la revente (une fois que les prix auront remonté) mettrait toutes les chances de son côté.

La ville de Besançon ©delkoo

Bon à savoir

En France, le prix moyen d’un logement est de 3 477 € du m². 

3. Le Mans (- 4,5 % / 1 557 € m²)

Et si c’était le moment de devenir propriétaire au Mans ? A fin juillet dernier, les prix relevés dans la Capitale de l’Empire Plantagenêt étaient en baisse de 4,5 %. Que l’on aime les rillettes (Le Mans est renommée pour les siennes !) ou pas, investir dans la cité mancelle pourrait donc se révéler une opération fructueuse. Un investisseur averti en vaut deux !

La ville du Mans ©Christian Musat

4. Rennes (- 3,9 % / 2 770 € du m²)

Immobilièrement parlant, celle que l’on a longtemps surnommée la capitale du rock fait plus que jamais les yeux doux aux investisseurs. Jugez par vous-même : à Rennes, les prix dans l’immobilier ancien ont baissé de près de 4 % sur les douze derniers mois. De belles affaires en perspective, donc !

La ville de Rennes ©Jérôme Delahaye

5. Tours (- 3,5 % / 2 411 € du m²)

Et si la capitale des châteaux de la Loire était en passe de devenir un véritable aimant à investisseurs ? Au vu de la tendance baissière (- 3,5 % sur l’année) qui caractérise les prix des appartement tourangeaux, rien ne serait moins surprenant ! Car que l’on cherche à y habiter ou à y investir dans la pierre, Tours est une ville qui regorge d’opportunités qu’il serait dommage de ne pas saisir.

La ville de Tours ©Guillaume Besnard

Ces villes sont aussi à suivre de très près !

  • 6. Grenoble ( – 3,1 % / 2 506 €)
  • 7. Le Havre (- 2,9 % / 1 990 €)
  • 8. Toulon (- 2,8 % /2 427 €)
  • 9. Dijon (-2,2 % / 2 327 €)
  • 10. Amiens (- 1,4 % / 2 140 €)

Pour plus d’information : Finance SAS

Xavier Beaunieux - 05/09/2016 - seloger.com
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